La problématique de l’évacuation anarchique des eaux usées dans la capitale guinéenne refait surface avec fermeté. Face à la persistance de rejets d’eaux usées sur la voie publique, le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a officiellement saisi le gouvernorat de la ville de Conakry à travers une correspondance administrative en date du 21 janvier 2026. Ce document, signé par le Secrétaire général du ministère, alerte sur une situation jugée préoccupante et annonce un délai strict de trente jours accordé aux ménages concernés pour se conformer aux normes en vigueur.
Dans cette lettre adressée à la Gouverneure de la ville de Conakry, les autorités pointent les conséquences directes de ces pratiques sur la salubrité, les infrastructures urbaines et la santé publique, tout en appelant à une mobilisation de l’administration territoriale, depuis les mairies jusqu’aux chefs de secteurs. « J’ai l’honneur de porter à votre attention une situation préoccupante relative à l’évacuation des eaux usées dans certaines concessions, dont les canaux de drainage se déversent directement sur la chaussée et les voles publiques. Occasionnant de graves problèmes d’insalubrité, de dégradation des. Infrastructures et de risques sanitaires pour les populations. »
Le ministère insiste sur la nécessité d’actions coordonnées et immédiates afin de préserver la santé publique et de faire respecter les normes d’hygiène et d’urbanisme en vigueur. À cet effet, les autorités locales sont appelées à jouer un rôle central dans la sensibilisation des populations et le contrôle de la mise en conformité des installations d’évacuation. « Dans un souci de préservation de la santé publique, de la sécurité collective et du respect des normes d’hygiène et d’urbanisme en vigueur, il apparaît nécessaire que des mesures appropriées soient prises à tous les niveaux de l’administration teritoriale. À cet effet, je sollicite votre bienveillance afin que les Maires, les Chefs de quartier et les Chefs de secteur soient informés et instruits de prendre toutes les dispositions utiles pour sensibiliser et informer les ménages concernés, veiller à la correction immédiate des dispositifs d’évacuation non conformes et assurer le suivi et le contrôle effectif de la mise en conformité. »
Un ultimatum clair est désormais fixé. À compter de la réception officielle du courrier, les ménages disposent de trente jours pour remédier aux dispositifs non conformes. Passé ce délai, des sanctions sévères prévues par les textes en vigueur seront appliquées, incluant des amendes lourdes et des peines d’emprisonnement. « Un délai de trente (30) jours est accordé aux ménages concernés pour remédier à cette situation et ce à compter de la date de réception de ce présent coumer. Passé ce délal, tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par les textes en vigueur, notamment une amende de quinze millions (15 000 000) de francs guinéens et une peine d’emprisonnement ferme pour mise en danger de la vie d’autrui. » 

Sékou Nesta
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