Le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn a rendu son verdict, ce vendredi 31 juillet 2026, dans l’affaire de l’enlèvement du nouveau-né de Makalé Soumah au Centre médical communal (CMC) de Ratoma, un dossier qui avait profondément marqué l’opinion publique guinéenne.
À l’issue des débats, Haby Diallo, poursuivie pour enlèvement de bébé, a été reconnue coupable des faits qui lui étaient reprochés. Le tribunal l’a condamnée à cinq ans de prison ferme.
Dans la même affaire, Djenab Diallo et Kadiatou Bangoura ont également été reconnues coupables, mais pour des faits de faux en écritures publiques. Elles écopent chacune d’une année d’emprisonnement, assortie d’une amende de deux millions de francs guinéens (2 000 000 GNF).
En revanche, Fatoumata Condé, poursuivie pour complicité d’enlèvement, a été renvoyée des fins de la poursuite au bénéfice du doute. Le tribunal a ordonné sa remise en liberté.
Statuant sur les intérêts civils, le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné solidairement Haby Diallo, Djenab Diallo et Kadiatou Bangoura à verser à la victime, Makalé Soumah, une somme de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, en réparation des préjudices subis.
Cette décision met un terme à plusieurs mois de procédure judiciaire ouverte après la disparition du nourrisson au CMC de Ratoma, une affaire qui avait suscité une forte émotion au sein de la population et relancé les interrogations sur la sécurité dans les structures sanitaires.
Pour rappel, les quatre prévenues avaient été placées sous mandat de dépôt et écrouées à la Maison centrale de Conakry depuis le 22 octobre 2025.
À l’issue du jugement rendu ce vendredi, Fatoumata Condé retrouve la liberté, tandis que Haby Diallo, Djenab Diallo et Kadiatou Bangoura restent détenues pour purger les peines prononcées par le tribunal.
Ibrahima Foulamory Bah pour regardguinee.org







