Le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, à travers l’Inspection générale du travail, s’apprête à déployer, dans les prochains jours, des missions de contrôle de conformité à la législation du travail au sein des organismes étatiques. l’annonce a été faite ce jeudi 20 août 2026, à conakry.
Cette opération concerne l’ensemble des établissements publics, les établissements publics à caractère administratif (EPA), les autorités administratives indépendantes, les sociétés anonymes à participation étatique ainsi que les établissements publics à caractère professionnel.
En prélude à ces missions, le département a organisé, ce jeudi 20 août 2026, une séance d’information à l’intention des premiers responsables de ces différentes entités. La rencontre a permis au ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, d’échanger avec les dirigeants sur leurs obligations en matière de respect du Code du travail, notamment dans son volet social.
L’objectif est de rappeler aux responsables des structures concernées les principales obligations légales qui leur incombent, notamment l’immatriculation des travailleurs à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le paiement des cotisations à l’Office national de formation et de perfectionnement professionnel (ONFPP), ainsi que le respect des normes d’hygiène, de santé et de sécurité au travail. << Comme vous le savez, le gouvernement, dans sa politique visant à faire de la cohérence administrative son cheval de bataille, a créé, pour la première fois, un ministère qui regroupe l’ensemble des services s’occupant de la question du travail dans notre pays. Notre pays est régi par un instrument appelé Code du travail, qui encadre l’organisation du travail. L’ensemble des établissements publics, les EPA, les autorités administratives indépendantes, les sociétés anonymes à participation étatique et les établissements publics à caractère professionnel sont assujettis au respect de ce Code, au même titre que les entreprises privées >>, a expliqué le ministre Mory Condé.
A la fin de ce mois d’août en cours, le ministère prévoit le déploiement de 135 inspecteurs du travail sur l’ensemble du territoire national. Ces agents effectueront des missions de contrôle dans les entreprises publiques et privées afin de s’assurer du respect strict de la législation en vigueur. <<Nous avons procédé au recrutement de ces inspecteurs du travail, qui vont être déployés sur l’ensemble du territoire. Au niveau de l’État, nous avons estimé qu’avant de les envoyer sur le terrain, il était nécessaire d’organiser des sessions d’information. L’objectif est de permettre aux dirigeants de ces entités publiques de bien comprendre leurs obligations légales en amont des missions d’inspection >>, a précisé Mory Condé.
Après les directeurs généraux des sociétés publiques, le ministère prévoit, ce vendredi, une rencontre avec les présidents des conseils d’administration des différentes structures concernées. Il s’agira de leur présenter la législation en vigueur ainsi que les missions dévolues aux équipes de contrôle, afin de faciliter le déroulement des interventions. << Nous allons recevoir demain, les présidents des conseils d’administration afin qu’ils puissent mieux comprendre la législation du travail et appuyer les directeurs généraux dans la mise en conformité de leurs entités. Comme je l’ai dit dans la salle, notre démarche n’est pas guidée par une volonté de sanctionner immédiatement ni de simplement constater le non-respect de la loi, même si, au regard des textes, nous avons le pouvoir de réprimer et d’aller jusqu’à la fermeture de certains établissements >>, a indiqué le ministre.
Mory Condé a enfin précisé que cette première phase vise avant tout à accompagner les entreprises et organismes publics dans leur processus de mise en conformité avec la législation du travail.
À l’issue de cette phase d’information et de sensibilisation, les équipes d’inspection se rendront sur le terrain pour procéder aux contrôles. Les rapports issus de ces missions seront ensuite élaborés et transmis au Premier ministre ainsi qu’au Secrétariat général de la Présidence de la République.
Alpha Bah







