
Après trois jours de débats, de négociations et de simulations diplomatiques, la deuxième édition du Modèle International des Nations Unies en Guinée (GUIMUN 2026) a officiellement pris fin ce vendredi 6 novembre 2026. La cérémonie de clôture a été marquée par des appels à l’engagement citoyen, au leadership et au renforcement des capacités de la jeunesse guinéenne.
La deuxième édition du Modèle International des Nations Unies en Guinée (GUIMUN 2026) a refermé ses portes après trois jours d’intenses activités consacrées à la diplomatie, aux relations internationales et au dialogue multilatéral. Cette initiative, portée par de jeunes organisateurs, a réuni des délégués autour de simulations de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de sécurité.
Au terme de cette rencontre, le bilan présenté par le comité d’organisation fait état de 243 représentations, dont 218 à l’Assemblée générale et 25 au Conseil de sécurité. Les travaux ont notamment été marqués par des débats, des négociations ainsi que l’élaboration et l’adoption de résolutions sur différentes problématiques internationales.

Prenant la parole au nom du comité d’organisation, le responsable du suivi-évaluation, Abdoulaye Kallo, a souligné la portée de cette deuxième édition, qui constitue, selon lui, bien plus qu’une simple activité de formation. Il a salué l’engagement des membres du comité d’organisation, des présidiums et des délégués, tout en mettant en avant les sacrifices consentis durant plusieurs mois de préparation.
Il a également encouragé les participants à faire vivre, au-delà de cette expérience, les valeurs de dialogue, de paix, de tolérance et de diplomatie acquises au cours des simulations.
500 jeunes impactés au cours de l’année

De son côté, la coordinatrice du GUIMUN 2026, Hadja Kadiatou Diallo, s’est réjouie du chemin parcouru durant cette deuxième édition. Selon elle, les activités ont démarré dès le mois de mars, avec des simulations de sous-commissions des Nations Unies, notamment ECOFIN et SOTUN, organisées à l’ISIC de Kountia au mois de mai.
Ces premières activités ont permis de toucher 250 jeunes. Elles ont été suivies de la préparation de la grande assemblée, qui a mobilisé 244 délégués formés à la diplomatie, au bilatéralisme, au multilatéralisme et aux relations internationales.
Au total, la coordination affirme avoir impacté environ 500 jeunes au cours de l’année 2026, à travers les formations et les simulations organisées.
« Aujourd’hui, marque la fin du GUIMUN pour 2026. Ça marque aussi le début de l’année 2027 », a indiqué Hadja Kadiatou Diallo, qui a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires et les institutions ayant accompagné l’initiative.
Elle a notamment salué l’appui des ministères de la Jeunesse, des Affaires étrangères et de l’Enseignement supérieur, ainsi que celui de l’ambassade de France, de l’ambassade du Royaume-Uni et des autres missions diplomatiques partenaires. Une mention particulière a été adressée à Abdoulaye Keïta, conseiller chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur, pour son accompagnement constant.
« Nous sommes le présent de ce pays »
Au-delà du bilan organisationnel, la coordinatrice a lancé un message fort à l’endroit de la jeunesse guinéenne. Pour elle, les jeunes ne doivent plus être considérés uniquement comme les dirigeants de demain, mais comme des acteurs à part entière du développement national.
« Nous ne sommes pas l’avenir de ce pays comme les gens aiment souvent nous le dire. Nous sommes le présent de ce pays », a-t-elle déclaré, appelant les jeunes à assumer leurs responsabilités et à privilégier le dialogue dans le respect des différences et des divergences.
Elle a également insisté sur la nécessité de construire une jeunesse capable de débattre, de défendre ses convictions et de contribuer au développement du pays sans renoncer au respect et à la dignité des autres.
Le ministère de la Culture salue l’engagement des jeunes

Présent à la cérémonie de clôture, le chef de cabinet du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Amidou Bah, représentant le ministre Moussa Moïse Sylla, a salué la détermination des participants et le travail accompli par les organisateurs.
Dans son intervention, il a exhorté les jeunes à capitaliser sur les relations humaines et les compétences développées durant cette rencontre. Il a notamment insisté sur l’importance de la patience, de la rigueur, de la persévérance et de la construction d’un réseau professionnel solide.
« La compétence, c’est vrai, il faut l’avoir. Mais à elle seule, elle ne suffira jamais », a-t-il rappelé, invitant les délégués à entretenir les liens noués pendant cette expérience et à valoriser les enseignements reçus.
Évoquant également l’apport de l’intelligence artificielle, il a souligné que cet outil peut faciliter de nombreuses tâches, mais ne saurait remplacer les émotions, les relations humaines et les expériences vécues au cours de ces trois journées.
Une plateforme appelée à se pérenniser
Pour les organisateurs, cette deuxième édition constitue une étape importante dans la consolidation du GUIMUN comme espace de formation, de dialogue et de préparation des jeunes aux enjeux internationaux.
La coordinatrice a, par ailleurs, invité la future équipe à anticiper davantage les préparatifs et à renforcer les démarches auprès des partenaires, soulignant que l’accompagnement ne se limite pas au financement, mais peut également prendre la forme de formations, de mise à disposition de salles ou d’un simple appui logistique.
À travers cette initiative, le GUIMUN entend ainsi contribuer à l’émergence d’une jeunesse guinéenne mieux outillée pour comprendre les enjeux du monde, défendre ses positions et participer activement à la transformation de la société.
La cérémonie s’est achevée par la déclaration officielle de clôture de la deuxième édition du Modèle International des Nations Unies en Guinée, avec la promesse de poursuivre cette dynamique lors des prochaines éditions.
Alpha Bah