Le gouvernement guinéen a décidé de reporter les festivités officielles marquant la Journée internationale du travail, célébrée chaque 1er mai. L’annonce a été faite par le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale à travers un communiqué diffusé à la télévision nationale, précisant que cette décision s’inscrit dans un agenda institutionnel lié à des échéances internationales.
Selon les autorités, ce report est motivé par la participation prochaine de la délégation tripartite guinéenne à la 114e session de la Conférence internationale du travail (CIT), prévue du 1er au 12 juin 2026 à Genève. Ce rendez-vous majeur réunira gouvernements, employeurs et travailleurs autour des grandes questions liées au monde du travail à l’échelle mondiale.
Dans ce contexte, le ministre de l’Emploi et du Travail, Mory Condé, a souligné l’importance de tirer les enseignements de cette rencontre internationale avant d’organiser les festivités nationales. « Ce rapport permettra au gouvernement et à ses partenaires sociaux de converger vers une organisation commune réussie des festivités », a-t-il indiqué, mettant en avant une volonté de concertation et d’efficacité dans la préparation de l’événement.
En dépit de ce report, les autorités tiennent à rassurer les travailleurs : la journée du vendredi 1er mai 2026 demeure officiellement fériée, chômée et payée sur l’ensemble du territoire national, conformément aux dispositions en vigueur en République de Guinée.
Cette décision marque ainsi une dissociation entre le caractère symbolique et légal de la date du 1er mai et la tenue effective des manifestations officielles, désormais conditionnées par les retombées de la participation guinéenne à la conférence de Genève.







