Deux dossiers portant notamment sur des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption et de blanchiment de capitaux n’ont finalement pas été examinés ce jeudi 20 août 2026 par la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Inscrites au rôle dans le cadre de la procédure de flagrant délit, les deux affaires ont été renvoyées au lundi 24 août prochain.
Le premier dossier concerne Aboubacar Ndiaye, Mamadouba Yakha Camara et M’Bemba Soumah, ainsi que la société Teliwelle Construction-Prestation et Commerce SARLU et les Établissements Guinapres. Les prévenus, placés sous mandat de dépôt le 19 août, sont poursuivis pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Dans la seconde procédure, Ibrahima Sylla, Honoré Sah Tolno et Issiaga Soumah, également placés sous mandat de dépôt le 19 août, comparaissent aux côtés de la Société des Travaux Industriels et de Construction (SOTIC) SARL pour des faits similaires.
À l’audience de ce jeudi, les débats n’ont pas pu débuter. Le ministère public a notamment évoqué des difficultés liées à l’extraction des prévenus de la maison centrale de Conakry.
À cette difficulté s’est ajoutée l’absence de constitution d’avocats pour la partie civile, l’État guinéen, représenté dans ces procédures par l’Agent judiciaire de l’État.
Selon les informations rapportées à l’audience, l’Agent judiciaire de l’État n’aurait été informé de la procédure que mercredi 19 août, soit la veille de l’examen des dossiers devant la CRIEF.
Bien que les prévenus n’aient pas comparu physiquement à l’audience, ils étaient représentés par leurs avocats.
La défense ne s’est pas opposée au renvoi des deux dossiers au 24 août. Elle a toutefois demandé que les diligences nécessaires soient accomplies par le ministère public afin que les conditions soient réunies pour permettre l’ouverture effective des débats à la prochaine audience.
Les deux affaires doivent donc revenir devant la chambre de jugement de la CRIEF lundi 24 août 2026. Le tribunal devra alors examiner les poursuites engagées contre les différents prévenus et les sociétés mises en cause.
Pour le moment, aucune décision sur le fond n’a été rendue dans ces deux procédures.
Sékou Nesta Camara







