L’activiste guinéen Bella Bah a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 13 août 2026 et conduit à la maison centrale de Conakry, après sa présentation devant un juge d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn.
Poursuivi dans une procédure pour des faits présumés de diffamation et d’injures publiques, Bella Bah a été déféré dans l’après-midi de ce jeudi 13 août 2026 devant le magistrat instructeur. Il a été entendu sur les faits qui lui sont reprochés avant que le juge ne décide de son placement en détention provisoire.
À l’issue de son audition, le juge d’instruction a également fixé au lundi 17 août 2026 la prochaine étape judiciaire de cette affaire. Bella Bah devrait ainsi comparaître dans le cadre de la procédure engagée contre lui.
L’interpellation de l’activiste intervient dans le sillage d’une publication diffusée sur sa page Facebook et considérée comme offensante à l’égard du premier imam de la Grande Mosquée de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara.
Cette publication est à l’origine de la procédure judiciaire engagée contre lui. Les autorités judiciaires lui reprochent notamment des faits de diffamation et d’injures publiques.
Pour le moment, les éléments précis de l’accusation ainsi que la qualification juridique définitive des faits ne sont pas encore détaillés dans les informations disponibles. Le contenu exact de la publication ayant conduit à son interpellation devra notamment être examiné dans le cadre de la procédure judiciaire.
La date du lundi 17 août 2026 a été retenue pour la suite de l’affaire. Cette audience devrait permettre d’apporter davantage de précisions sur les charges retenues contre l’activiste et sur les arguments qui seront présentés par les différentes parties.
Cette affaire intervient quelques jours après les déclarations du premier imam de la Grande mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, qui avait réagi aux propos de Bella Bah en déclarant notamment : « Celui qui a tenu ces propos est mon fils. J’ai plus de 80 ans aujourd’hui. Donc, c’est mon fils. Je suis un responsable religieux. Même sans tenir compte de l’âge, cela fait de moi un père pour lui. Donc, c’est mon fils. »
La suite de la procédure judiciaire devrait permettre de déterminer les responsabilités et les éventuelles suites à donner à cette affaire.
Foulamory Bah pour regardguinee.org







