À la veille du lancement des épreuves du Baccalauréat unique, session 2026, prévu ce lundi 29 juin, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) a publié un communiqué dans lequel il met en garde les candidats, les personnels impliqués dans l’organisation des examens et les acteurs de l’enseignement privé contre toute forme de fraude.
Le département rappelle que les épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) se sont globalement déroulées dans de bonnes conditions. Toutefois, il indique que quelques cas isolés de fraudes organisées via les réseaux sociaux et les plateformes numériques ont été constatés, d’où la nécessité de renforcer la vigilance à l’approche du baccalauréat.
Selon le communiqué, tout candidat qui sera identifié, après enquête des services compétents, comme membre d’un groupe ou d’une plateforme numérique créé ou utilisé pour obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets du Baccalauréat s’expose à l’annulation immédiate de ses épreuves, à un éventuel recalage, y compris après la proclamation des résultats définitifs, ainsi qu’à une exclusion des prochaines sessions conformément aux textes en vigueur. « Tout candidat qui sera identifié, après enquête des services compétents, comme membre d’un groupe, canal ou plateforme numérique (WhatsApp, Telegram, Signal, Facebook, etc.) créé ou utilisé pour obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets du BAC verra ses épreuves immédiatement annulées ; pourra être recalé, y compris après la proclamation des résultats définitifs, dès lors que sa participation à ces réseaux de fraude sera établie ; pourra être exclu des sessions ultérieures, conformément aux textes en vigueur. Rejoindre un groupe censé « aider » pour l’examen, c’est en réalité prendre le risque de perdre son année et compromettre son avenir. »
Le ministère avertit également que les inspecteurs, délégués, surveillants, enseignants ainsi que tout autre agent de l’État impliqué dans l’organisation des examens qui se rendrait coupable de fuite, de vente, de diffusion de sujets ou de complicité de fraude s’exposera à des sanctions disciplinaires et judiciaires. Les fondateurs d’établissements privés, directeurs d’école, enseignants et personnels associés concernés par de telles pratiques encourent également des poursuites pénales et des sanctions administratives pouvant aller jusqu’au retrait de leur agrément.
Dans le même communiqué, le MENA-ETFP informe par ailleurs l’opinion nationale que les personnes déjà interpellées dans le cadre des fraudes constatées cette année, sans autre précision, seront présentées au public dans le respect de leurs droits et répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. « Le Ministère informe également l’opinion nationale que les personnes déjà interpellées dans le cadre des fraudes constatées cette année seront présentées au public, dans le strict respect des droits de chacun, et répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. La République de Guinée a besoin de diplômes crédibles, de bacheliers compétents et d’une école respectée. Pas d’examen avec la fraude. Pas de réussite durable sans mérite. »
À travers ce communiqué, le MENA-ETFP appelle l’ensemble de la communauté éducative à adopter un comportement responsable afin de préserver la crédibilité des examens nationaux et la valeur des diplômes guinéens.
Foulamory Bah pour regardguinee.org







