À travers une série de décrets lus à la télévision nationale, le président de la République, Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, a rendu publique la nouvelle configuration des départements ministériels du gouvernement Bah Oury, dans sa version dite « acte 2 ».
Parmi les structures réorganisées figure le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, désormais placé sous la direction de Mory Condé. Le décret présidentiel détaille l’architecture administrative et technique du département, avec une structuration renforcée des services centraux et déconcentrés.
Une organisation articulée autour de plusieurs pôles
Selon le décret, le ministère comprend un Secrétariat général et un Cabinet composé notamment d’un chef de cabinet, d’un conseiller principal, d’un conseiller juridique, d’un conseiller chargé de l’emploi et de l’entrepreneuriat, ainsi que d’un conseiller en charge des questions de travail, de sécurité sociale et de dialogue social. Un attaché de cabinet complète cette équipe rapprochée.
Le dispositif prévoit également plusieurs services d’appui stratégiques, dont l’Inspection générale, le Bureau de stratégie et de développement, ainsi que la Cellule d’exécution des projets du programme SIMANDOU 2040 (CEP-PS 2040).
À cela s’ajoutent des divisions techniques, notamment celles des ressources humaines et des affaires financières, ainsi que des services spécialisés tels que le contrôle financier, la gestion des marchés publics, la communication, la modernisation des systèmes d’information, l’hygiène et sécurité au travail, ou encore le service genre et équité.
Directions nationales et générales renforcées
La nouvelle configuration consacre deux directions nationales :
la Direction nationale de l’emploi et de l’entrepreneuriat ;
la Direction nationale du travail et de la prévoyance sociale.
Elle institue également deux directions générales stratégiques :
la Direction générale de la sécurité et santé au travail (DGSST) ;
la Direction générale de l’Observatoire national du marché du travail (DGONMT).
Ces structures auront pour mission d’assurer le suivi des politiques publiques en matière d’emploi, de protection sociale et de régulation du marché du travail en Guinée.
Des services déconcentrés et organismes publics autonomes
Le décret maintient les Bureaux de contrôle du travail dans les préfectures et les communes de Conakry, ainsi que l’Observatoire national des métiers et des emplois parmi les services rattachés.
Le ministère supervise également plusieurs organismes publics autonomes, notamment :
l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat ;
la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) ;
la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Des organes consultatifs pour encadrer le dialogue social
La nouvelle architecture inclut des organes consultatifs tels que le Conseil supérieur de l’emploi et de l’entrepreneuriat, la Commission consultative du travail et des lois sociales, le Conseil national du dialogue social et le Conseil de discipline.
Sékou Nesta





















