L’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Mohamed Lamine Bangoura, est attendu ce mercredi 18 février 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Son dossier figure au rôle de l’audience du jour, dans une affaire qui l’oppose au ministère public et qui suscite une attention particulière au regard de la gravité des faits reprochés.
Poursuivi devant la chambre de jugement, l’ex-haut magistrat doit répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont le détournement de deniers publics, la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité. Ces infractions, à caractère économique et financier, s’inscrivent dans le cadre des poursuites engagées par la CRIEF contre d’anciens responsables publics soupçonnés de malversations.
Dans cette procédure, deux parties civiles se sont constituées. Il s’agit de l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, ainsi que d’un particulier, Lancinet Kanko Kourouma. Leur constitution vise à obtenir réparation du préjudice allégué dans cette affaire.
Le dossier ne concerne pas uniquement Mohamed Lamine Bangoura. Trois autres personnes sont également citées : Amadou Diallo, Sidiki Sylla et Rouguiatou Barry. Selon les informations communiquées par la CRIEF, ces derniers sont actuellement en fuite. Un mandat d’arrêt a été décerné contre eux depuis le 7 novembre 2025, dans le cadre de la même procédure judiciaire.
Placée en détention à la maison centrale de Conakry depuis le 15 décembre 2022, l’ancienne autorité constitutionnelle comparaîtrait ainsi après plusieurs mois d’instruction. Le procès, initialement programmé pour le 11 février 2026, n’avait pas pu s’ouvrir. L’audience avait été renvoyée en raison de la non-extraction du prévenu, consécutive aux événements survenus à la maison centrale la veille.
L’ouverture effective des débats ce mercredi devrait permettre à la juridiction spécialisée d’examiner les faits, d’entendre les différentes parties et de statuer sur les accusations portées contre l’ancien président de la Cour constitutionnelle.
Sékou Nesta
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