Les enseignants contractuels affiliés à la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) ont exprimé leur satisfaction à l’issue d’une rencontre avec leur structure syndicale, portant sur leurs principales revendications sociales et salariales.
S’exprimant à la sortie de la rencontre, Mickael Camara, porte-parole de la coordination nationale des enseignants communautaires, a salué les avancées obtenues à l’issue des échanges. « Nous venons de sortir de la salle de réunion avec un sentiment de satisfaction. Tous les points que nous avons énumérés sont pris en compte. Parmi lesquels nous avons le paiement de nos arriérés de salaire, 25% de l’augmentation de l’indice salariale, la régularisation de nos primes de zones. Comme nous sommes des faiseurs d’hommes, on ne peut pas utiliser la violence, raison pour laquelle on est venu auprès de notre structure syndicale », a-t-il déclaré.
De son côté, le secrétaire général par intérim de la FSPE est revenu sur le protocole d’accord signé le 3 janvier dernier, en précisant le contexte politique ayant conduit à l’octroi d’un délai moratoire avant l’ouverture des négociations formelles. « C’est vrai, nous avons signé un protocole le 3 janvier dernier. Et dans ce protocole, effectivement, nous avons dit qu’au mois de février, parce que le gouvernement n’était pas installé jusqu’ici, nous avons accordé un temps moratoire, puisque les autorités nous ont clairement fait savoir qu’elles ne pouvaient entamer une quelconque négociation en période électorale », a-t-il expliqué.
Il a par ailleurs insisté sur le caractère progressif du protocole signé et sur la nécessité de reprendre les discussions dès l’installation du nouveau gouvernement, notamment sur les questions salariales et les primes de zone. « Lorsque nous avons signé le protocole d’accord, nous avons précisé que ce n’est qu’un début. À partir du mois de février, les négociations doivent reprendre dans des conditions normales. C’est à ce moment-là que nous allons parler des 25% de leur salaire de neuf mois et de leurs primes de zone. Nous avons la confiance de nos syndiqués, surtout après une grève largement suivie sur toute l’étendue du territoire national, et le nouveau gouvernement devra aller dans ce sens », a-t-il ajouté.
Ibrahima Bah
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