À l’occasion de la rentrée scolaire du 5 octobre 2026, le directeur communal de l’éducation de Dixinn, Mamadi Konaté, dresse un bilan positif de la reprise des cours dans sa juridiction. Il met en avant la motivation des élèves, la réhabilitation des écoles précédemment occupées par des sinistrés et la numérisation du système de gestion des notes et des examens. Dans cet entretien accordé à Regardguinee.org, il invite les élèves, les enseignants et les parents à faire preuve de sérieux dès le début de l’année scolaire.
Regardguinee.org : bonjour Monsieur le Directeur. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Mamadi Konaté : je suis Mamadi Konaté, directeur communal de l’éducation de Dixinn.
Regardguinee.org : la rentrée scolaire a été officiellement lancée le 5 octobre dernier. Quel engouement avez-vous constaté dans les établissements de votre juridiction ?
Mamadi Konaté : nous sommes satisfaits de cette rentrée. Le 5 octobre, Madame la ministre était présente à nos côtés et a pu constater la motivation des élèves dans les établissements visités.
Les journalistes présents ont également remarqué que, comparativement aux années précédentes, les enfants étaient particulièrement enthousiastes. Ils sont venus en tenue scolaire correcte et avaient hâte de rejoindre leurs salles de classe. Les anciens élèves étaient également présents et les établissements avaient pris les dispositions nécessaires pour accueillir les apprenants dans de bonnes conditions.
Regardguinee.org : quelle a été la particularité de cette rentrée scolaire à Dixinn ?
Mamadi Konaté : la particularité réside notamment dans la mobilisation des élèves, qui ont majoritairement rejoint les classes en tenue scolaire. Mais il y a également une autre satisfaction : la réouverture des établissements qui étaient précédemment occupés par des sinistrés.
Au départ, nous ne pensions pas que ces écoles pourraient être prêtes à accueillir les élèves dans les délais. Cependant, grâce à l’engagement des autorités, de la commune, du gouvernement et de l’ensemble des acteurs concernés, ces établissements ont été nettoyés et remis en état. Les travaux ont notamment porté sur la peinture, l’assainissement et la remise en état des toilettes.
C’est une grande satisfaction de voir ces écoles à nouveau opérationnelles. Cela a été rendu possible grâce à la mobilisation collective et à l’engagement de tous ceux qui ont contribué à leur réhabilitation.
Regardguinee.org : quel message adressez-vous aux élèves, aux enseignants, aux responsables d’établissements et aux parents d’élèves pour cette nouvelle année scolaire ?
Mamadi Konaté : mon message est simple : c’est dès maintenant que se préparent les examens de fin d’année. Qu’il s’agisse des compositions, du CEE, du BEPC ou du baccalauréat, chacun doit prendre ses responsabilités dès le début des cours.
Aujourd’hui, le système de gestion des évaluations et des examens est numérisé. Les possibilités de falsification des notes ou de passage irrégulier en classe supérieure sont fortement limitées. Un élève qui échoue doit reprendre sa classe conformément aux règles en vigueur.
J’invite donc les élèves à être assidus, à suivre régulièrement les cours et à travailler sérieusement. Les parents doivent également accompagner leurs enfants, tandis que les enseignants sont appelés à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans l’évaluation des apprenants.
Il ne faut pas attendre la fin de l’année pour vouloir négocier ou chercher des solutions de dernière minute. Avec le système actuel, les possibilités de modification irrégulière des résultats sont considérablement réduites. La réussite se prépare au quotidien, par le travail et la discipline.
Regardguinee.org : cette numérisation peut-elle réellement être appliquée dans tous les établissements, y compris les écoles privées ?
Mamadi Konaté : oui. Les établissements sont directement concernés par cette mesure. Chaque élève dispose d’un numéro matricule qui permet de l’identifier dans le système. Une fois les notes enregistrées et transmises, il devient impossible de les modifier librement en dehors des procédures prévues.
Il s’agit d’une mesure qui concerne l’ensemble du système éducatif guinéen, public comme privé. Les établissements privés font également l’objet d’un suivi rapproché. L’objectif est de garantir la transparence, la fiabilité des résultats et le respect des règles scolaires.
Regardguinee.org : les responsables d’établissements et les encadreurs ont-ils été formés à l’utilisation de ce dispositif ?
Mamadi Konaté : oui, des formations ont été organisées. Vous pouvez vous rendre au niveau de la cellule chargée des examens et des passerelles scolaires pour constater que plusieurs directeurs d’établissements s’y présentent afin de récupérer les numéros matricules des élèves.
Tous les élèves doivent être immatriculés. Même lorsqu’un enfant change d’établissement ou est transféré d’une préfecture à une autre, par exemple de Boké à Conakry, les démarches administratives nécessaires doivent être effectuées auprès des services compétents pour obtenir ou vérifier son matricule.
Sans cette procédure, l’inscription ou le transfert ne peut pas se faire normalement. C’est pourquoi nous demandons aux responsables d’établissements de respecter strictement les dispositions mises en place.
Regardguinee.org : nous vous remercions pour cet entretien.
Mamadi Konaté : Je vous remercie également.
Alpha Bah






