Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à travers le programme CityTaxi, lancé le samedi 25 juillet 2026. Lors d’une conférence de presse animée ce lundi 27 juillet au porte-parolat du gouvernement, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, est revenu sur les principaux objectifs de cette initiative, qui vise à renouveler progressivement le parc automobile et à faciliter l’accès des chauffeurs à la propriété de leur véhicule grâce à un système de leasing.
Le ministre a expliqué que ce programme repose sur un partenariat entre l’État et un opérateur privé chargé de mobiliser les financements et d’importer les véhicules. « J’ai parlé du lancement de l’opération de renouvellement du parc automobile, des taxis notamment. À quoi cela consiste ? Nous, nous avons identifié un partenaire privé avec lequel on a mobilisé de l’argent. On importe les véhicules. L’État accompagne l’importateur en lui permettant de rentrer avec des coûts raisonnables. »
Selon lui, cet accompagnement permet de proposer des véhicules à des prix accessibles, afin d’encourager un plus grand nombre de chauffeurs à intégrer le dispositif.
Le ministre a précisé que les entreprises comme les particuliers peuvent bénéficier du programme. Pour les personnes physiques, le gouvernement affirme avoir volontairement fixé un niveau d’apport initial comparable au coût d’une moto, afin de rendre l’accès au véhicule plus abordable. « Si c’est une personne physique, nous avons fixé le prix tel que ce soit quasiment le prix d’une moto. Je pense qu’on pourrait dire, pour le prix d’une moto, vous repartez avec une voiture pour développer votre activité, puisque c’est autour de 15, 16 millions de francs guinéens qu’on demande pour le montant de base à déposer. »
Ousmane Gaoual Diallo a également indiqué que les conditions administratives ont été allégées afin de faciliter l’accès des jeunes au programme. Le suivi des véhicules sera assuré grâce à des dispositifs permettant de contrôler leur localisation, leur assurance ainsi que le respect du calendrier d’entretien prévu par le constructeur.
Le porte-parole du gouvernement a expliqué que les remboursements seront effectués de manière progressive, avec une durée minimale de deux ans. Toutefois, cette période pourra être prolongée en fonction des capacités financières du bénéficiaire. « Le minimum, c’est dans 24 mois. Mais on peut prolonger les mécanismes de remboursement jusqu’à 36 mois. En trois ans, ça permet à la personne d’être propriétaire définitivement de son véhicule et de continuer à développer le métier de taxi. »
À travers cette réforme, le gouvernement ambitionne également d’inciter les conducteurs de motos-taxis à se tourner vers le transport en voiture. Selon le ministre, cette évolution devrait contribuer à améliorer les conditions de travail des chauffeurs, offrir davantage de confort aux usagers et renforcer la sécurité routière.
Le projet CityTaxi s’inscrit dans la première vague du Pilier 3 du programme Simandou 2040. À son lancement, le gouvernement a annoncé une commande globale de 2 600 véhicules, dont un premier lot de 300 taxis est déjà disponible pour les premiers bénéficiaires.
Foulamory Bah pour regardguinee.org







