Une adolescente a perdu la vie dans la soirée du dimanche 12 juillet 2026 à Kountia CBA, dans la commune urbaine de Sanoyah, après avoir été frappée par la foudre, selon les témoignages recueillis sur place par regardguinee.org. Encore sous le choc, son père adoptif, Yagouba Traoré, revient sur les circonstances de cette tragédie et décrit les difficultés rencontrées avant la prise en charge de la victime.
Le drame s’est produit aux environs de 20 heures, alors qu’une forte pluie s’abattait sur le secteur. Rencontré sur place par notre rédaction, Yagouba Traoré, père adoptif de la victime, explique qu’il ne se trouvait pas sur les lieux au moment des faits. « Je ne peux pas expliquer exactement ce qui s’est passé parce que je suis arrivé vers la fin de l’action. Au moment où les faits se sont produits, j’étais en haut, en train de prier. Ce sont des enfants qui sont venus en courant pour me chercher. Dès que je les ai vus pleurer, j’ai compris que quelque chose de très grave venait d’arriver. J’ai été obligé d’interrompre ma prière pour demander ce qui se passait. C’est là qu’on m’a annoncé qu’une fille venait d’être frappée. J’ai demandé de quelle fille il s’agissait. Ils m’ont répondu : Mariam. À cet instant, je n’ai plus perdu une seule seconde. » explique Yagouba Traoré père adoptif de la victime.
Selon son récit, il s’est immédiatement rendu sur place malgré les intempéries. À son arrivée, une importante foule était rassemblée autour de la victime, dans un climat de confusion. « J’ai pris automatiquement mon véhicule et je suis venu à toute vitesse malgré la forte pluie qui tombait. Quand je suis arrivé, il y avait énormément de monde. Presque tout le quartier était dehors. Les gens criaient que c’était le courant qui l’avait prise. Tout le monde répétait : « Le courant l’a prise, le courant l’a prise ». Cette confusion a fait qu’il n’y a pas eu une intervention rapide. Les gens avaient peur de s’approcher. Personne ne savait réellement ce qui s’était passé ni comment agir. Pendant ce temps, chaque minute comptait. » a-t-il fait savoir.
Face aux hésitations, des habitants ont sollicité l’intervention d’électriciens afin de s’assurer qu’aucun risque électrique ne persistait avant de porter secours à la jeune fille.
Le père adoptif explique qu’un habitant avait tenté, sans succès, de joindre les responsables de la société d’électricité de la zone. Un électricien du quartier est finalement intervenu pour sécuriser les installations avant que la victime ne puisse être évacuée vers une structure sanitaire. « J’ai été obligé d’aller chercher des électriciens du quartier. Un de mes amis avait déjà essayé de joindre les responsables de la société d’électricité de la zone, mais il n’a pas réussi à les avoir. Finalement, nous avons trouvé un électricien du quartier qui est venu couper toutes les installations reliées au conteneur, afin d’être sûrs qu’il n’y avait plus de danger. C’est seulement après cette vérification que les personnes présentes ont pu récupérer la fille. (…) Ce matin, les personnes qui l’ont accompagnée à la clinique puis à la morgue m’ont expliqué qu’elle présentait des brûlures au niveau des orteils et des cuisses. C’est ce qu’on m’a rapporté. C’est une douleur immense pour toute la famille. »
Toujours selon Yagouba Traoré, l’émotion était telle qu’il n’a pas pu s’approcher immédiatement de sa fille adoptive, les personnes présentes cherchant à le retenir pendant que les secours s’organisaient. Il affirme avoir suivi le véhicule qui transportait Mariam jusqu’à la clinique.
Pour le moment, les circonstances exactes du décès n’ont pas encore été établies officiellement par les autorités compétentes. Les déclarations rapportées dans cet article sont celles du père adoptif de la victime, recueillies par regardguinee.org, en attendant les éventuelles conclusions des services compétents.
Sékou Nesta pour regardguinee.org







