Le feuilleton judiciaire autour de l’ancien Premier ministre guinéen entre dans une phase décisive. Ce jeudi 7 mai 2026, la Cour de répression des infractions économiques et financières doit enfin lever le voile sur la suite de la procédure dans l’affaire impliquant Ibrahima Kassory Fofana, un dossier brûlant qui tient en haleine l’opinion publique.
Alors que beaucoup s’attendaient à un verdict dès le 30 avril, la juridiction a surpris en rouvrant les débats. En cause : un changement dans la composition de la chambre des appels, une exigence procédurale qui a rebattu les cartes à la dernière minute. Résultat, un procès relancé là où il semblait presque bouclé, ajoutant une dose supplémentaire de tension et d’incertitude.
Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme, l’ancien chef du gouvernement voyait pourtant son procès en appel suivre un rythme classique : plaidoiries bouclées, dossier mis en délibéré, verdict imminent. Mais contre toute attente, la Cour a préféré sécuriser la procédure en sollicitant de nouvelles observations des parties sur la possibilité de rabattre le délibéré.
Ce choix, loin d’être anodin, traduit une volonté claire de la CRIEF de privilégier la rigueur juridique, même au prix d’un allongement du calendrier. Une posture qui renforce l’enjeu autour de la décision attendue ce 7 mai, désormais perçue comme un tournant clé dans ce dossier sensible.
Désormais, tous les regards sont tournés vers la chambre des appels, appelée à trancher sur les modalités concrètes de la poursuite du procès. Reprise complète des débats ou orientation vers une nouvelle phase procédurale ? Le suspense reste entier.
Foulamory Bah pour regardguinee.org







