Plus de 80 experts nationaux participent ce Jeudi 16 avril 2026 à Conakry à un atelier portant sur la vulgarisation et d’appropriation du projet du code de l’eau. Une initiative qui vise à contribuer à la stabilité hydrique, renforcer la protection des écosystèmes et sécuriser les investissements.
Selon Bachir Camara, secrétaire général du ministère de l’assainissement de l’hydraulique et des hydrocarbures, la République de Guinée est reconnue comme le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. « Elle constitue le point de départ de plusieurs grands fleuves internationaux, notamment le fleuve Niger, le fleuve Sénégal et le fleuve Gambie. Cette position géographique exceptionnelle confère à notre pays une double responsabilité, Une responsabilité nationale, en garantissant l’accès durable à l’eau pour nos populations et nos activités économiques : Une responsabilité régionale, en contribuant à la stabilité hydrique et à la coopération entre États riverains. Cependant, cette richesse naturelle est aujourd’hui confrontée à des défis multiples et croissants, La pression démographique et l’urbanisation rapide, L’intensification des activités minières et industrielles ; Les besoins accrus en eau pour l’agriculture, La dégradation progressive de certains bassins versants Et surtout, les effets de plus en plus perceptibles du changement climatique. » a-t-il fait savoir avant d’ajouter que ce Code de l’Eau n’est pas un simple texte technique. « C’est un instrument de souveraineté nationale, un levier de sécurisation des investissements; un outil de prévention des crises hydriques et un pilier du développement durable de notre pays. L’atelier qui nous réunit aujourd’hui constitue une étape clé du processus. Il vise ά assurer une compréhension partagée du texte, recueillir les contributions des différentes parties prenantes, consolider le consensus national autour de la réforme, préparer efficacement la phase de mise en œuvre. Je vous invite donc à participer activement aux échanges, avec rigueur, ouverture et sens de l’intérêt général. » a-t-il indiqué
Pour sa part, Ibrahima Sory Camara, directeur national de l’hydraulique a souligné que Cette réforme vise à doter la Guinée d’un cadre moderne, cohérent et opérationnel, capable de garantir une allocation équitable et transparente de la ressource entre les différents usages « prévenir les conflits liés à l’eau ; Renforcer la protection des écosystèmes ; Et sécuriser les investissements structurants, notamment dans le cadre du programme Simandou. L’atelier qui nous réunit aujourd’hui constitue une étape décisive dans ce processus. Il doit permettre de croiser les expertises, d’enrichir les analyses et surtout de construire une vision partagée de la gouvernance de l’eau, à la hauteur des ambitions du programme Simandou 2040. » a-t-il conclu
Kadiallo Tello Diallo pour regardguinee.org







